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MODE | Nos fringues, au prix du sang ? Du Bangladesh au bikini de Beyoncé

Elle s’affiche partout en ville de façon presque obsédante. Pose sexy, fleur piquée dans une chevelure ondoyante et bikini ajusté. Ces dernières semaines, impossible de rater la chanteuse Beyoncé, nouvelle égérie de la marque de vêtements suédoise H & M.

A l’autre bout du monde, on vient de faire le bilan définitif de l’effondrement, le 24 avril, au Bangladesh d’un immeuble qui abritait des ateliers de textile. Une catastrophe qui a coûté la vie à 1.127 personnes.

Mille cent vingt-sept victimes, qui s’ajoutent aux huit autres, qui ont péri la semaine dernière à Dacca, dans l’incendie de l’un des 4500 ateliers du pays, qui s’ajoutent aux 111 morts de novembre 2012. Encore un incendie, encore des normes de sécurité précaires pour ne pas dire inexistantes.

Deux extrémités d’une même chaîne, que le consommateur-citoyen occidental a parfois du mal à reconstituer pour faire le lien entre des vêtements à bas prix, gorgés de marketing glamour, et la façon dont on les fabrique, au mépris du droit du travail le plus élémentaire.

Ce grand écart est sans doute devenu trop évident pour être supportable. Le petit million de signatures obtenues par la pétition lancée à la suite de l’effondrement de l’immeuble de Dacca par l’association des droits de l’homme Avaaz a fini par faire bouger un peu les choses. Enfin!

H & M, le premier acheteur de textile au Bangladesh, a fait le premier pas en concluant, lundi 13 mai, un accord avec le syndicat local, IndustriALL, sur les conditions de sécurité des usines dans le pays. Zara, C & A, ou Tesco ont emboîté le pas.

La première vertu de cet accord réside dans son effet d’entraînement. Quel concurrent pourra désormais prendre le risque de rester à l’écart? Gap ergote, mais jusqu’à quand? Certains, comme l’américain PVH (Calvin Klein, Tommy Hilfiger) ou l’allemand Tchibo avaient déjà pris des initiatives isolées, qui n’auront que plus de sens si elles s’inscrivent dans un engagement plus global.

Bien sûr, il ne faut pas être angélique. Cet accord ne règle pas tout d’un seul coup. Mais le fait qu’il oblige les multinationales à mener des audits indépendants, à en rendre publics les résultats et à payer les éventuels aménagements ou réparations indispensables à la sécurité, constitue, de l’aveu même des organisations non gouvernementales, une étape essentielle.

Ces mesures avaient déjà été proposées il y a deux ans par les syndicats, mais avaient été rejetées par les fabricants, qui estimaient le surcoût… insupportable. Aujourd’hui, ce sont les marques clientes de ces ateliers qui ont fini par trouver intenable le «surcoût» en termes d’image pour ne pas les avoir prises plus tôt, en tout cas trop tard pour des centaines d’ouvriers bangladais.

Lu sur le blog de Stéphane Lauer, journaliste de   | 14 mai 2013

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